LE BULLETIN…                               N° 43                                       JUIN 2008

 

EDITO…

Ils sont incroyables ces Motards du Var ! Au début du mois de mai ils frayaient en Italie, du côté de Dolceaqua, Albenga, Colle di Nava, dans cette Ligurie déjà parcourue en bien des sens,  mais on ne s'en lasse pas, pour un week-end dont je me suis volontiers laissé dire qu'il avait été particulièrement réussi. Les autres, ceux qui ne participaient pas, se préparaient pour une autre activité : le maintenant traditionnel Relais Calmos que nous tenions pour la quatrième fois. Malgré un temps au départ incertain, mais ensuite  beau dans l'ensemble, ce fut une réussite. Au Col de Testanier, le 18 mai, nous avons accueilli environ 400 motards de passage. Avec la FFMC83, le Conseil Général du Var, la Préfecture du Var,  les Intervenants Départementaux de Sécurité Routière participants, la Maison de la Sécurité Routière de Toulon, nous avons réussi une belle opération cette année encore et les motards circulant sur la DN7 ont été séduits par l'accueil qui leur a été réservé. En dehors des cadeaux -près de mille ont été distribués (!)-  des boissons chaudes et froides offertes, un message a été glissé : "la moto est une façon de vivre, pas une manière de mourir, alors, Calmos !"

On est comme ça dans notre club, nous pensons que rouler sur une moto avec un groupe de copains, c'est facile mais que ça n'est pas suffisant. Ca reste égoïste. On se fait plaisir, mais le concept "les autres on ne connaît pas" est trop frustrant pour nous. Certains s'en contentent, d'autres, comme nous, pensent qu'il faut aussi donner aux autres, se tourner vers eux. Voilà pourquoi nous donnons une journée à la Sécurité Routière, avec nos partenaires. On passe une journée sympathique dans un cadre agréable avec une équipe soudée par l'amitié et la solidarité et, si, en plus, cela peut aider à épargner une, ne serait-ce qu'une vie, eh bien nous n'aurons pas perdu notre temps!

Allez donc voir, sur le site, dans la rubrique "Les infos" vous aurez une vue plus précise de ce que nous avons vécu alors qu'au même moment les copains de la FFMC06 faisaient la même chose à Théoules sur Mer.

 Les Motards du Var en ont à peine fini avec cette manifestation qu'ils préparent les bagages pour partir pendant quatre jours en Ardèche. Le temps devrait être stabilisé, alors à eux le plaisir des routes serpentantes au sein des gorges de l'Ardèche, les joies du voyage en groupe, organisé sans autres surprises que celles imprévisibles de la route. A eux aussi le Pont du Gard, le Mont Gerbier des Joncs et quelques soirées sympas...

Aujourd'hui, je voulais aussi vous dire autre chose : ne vous fiez pas aux apparences. Dernièrement notre journal local pour, sans doute, assurer un effet d'annonce, titrait en première page qu'un scootériste octogénaire s'était tué à Roquebrune sur Argens. Il vient immédiatement à l'esprit qu'il s'est tué tout seul, peut-être en perdant  le contrôle de son véhicule – à son âge, vous pensez !- mais en allant à la page intérieure du quotidien on découvre qu'en réalité la malheureuse victime a été tuée par un automobiliste, ce qui n'est quand même pas la même chose ! Gardez l'esprit critique…

 Les médias annoncent qu'à Marseille, une femme et ses deux enfants ont été fauchés par une moto sur un trottoir. Naturellement on n'omet pas de dire que la moto est une grosse cylindrée et que le conducteur n'avait plus de permis de conduire. Ensuite on explique -quand même!-  que la moto a été percutée par une voiture avant de venir heurter les victimes. Ainsi, ce qui est le résultat dramatique d'un concours de circonstances, devient l'élément principal d'un accident où un motard apparaît d'abord comme responsable de la mort de trois personnes alors qu'il n'est plus, et sa machine avec, que projectile. Par ailleurs, qu'il ait ou qu'il n'ait plus son permis de conduire ne participe en rien au résultat. L'automobiliste dont on ne donne pas la cylindrée de la voiture n'avait plus de points sur son permis, ça pour l'équilibre de l'information.

Les motards sont des citoyens comme les autres : pas meilleurs mais surtout pas pires. Ils ont leurs qualités, leurs défauts, mais ne les accablons pas de toutes les tares et si cela se produit devant nous, la solidarité la plus élémentaire est de les défendre. Certes, ça demande un peu de courage mais iriez-vous jusqu'à me dire que vous en manquez ?

 Allez, à bientôt !

Jacques Buka