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7 mars 2004   :   Les Maures en bord de mer - Collobrières - Chartreuse de la Verne



Pour notre deuxième sortie, entre deux jours de pluie, nous avons commandé du beau temps... et nos voeux ont été exaucés !

Brochette de Motards du Var

Tous prêts pour le départ ?

16 motos au total, en deux groupes de 7 et 9 motos.
Nous prenons la route du bord de mer direction Sainte-Maxime, La Foux, puis montons sur Ramatuelle où nous obliquons vers la Croix Valmer en passant par le col de Collebasse. La route qui traverse la forêt est belle, mais étroite et humide par endroits... prudence.

Nous continuons pas le bord de mer en passant par Cavalaire et effectuons une pause sur la corniche avant le Rayol, afin de réunir les deux groupes et d'admirer le paysage.

Groupe 1 corniche

Le groupe 1 se gare, bientôt suivi du groupe 2


Groupe corniche

L'équipe au complet peut se dégourdir les jambes et admirer le paysage sous la lumière du matin, avec au loin les îles d'Hyères.


Paysage, île du levant

Entre les arbres, la côte et une mer d'un bleu profond. A l'horizon, la silhouette de l'île du levant.

Un peu plus loin, en descendant sur le Rayol, une vue magnifique s'offre à nous.



Le cap Nègre et la plage du Rayol. Au fond, cap Bénat.



A l'horizon, on peut distinguer, à gauche l'île du Levant, puis l'île de Port Cros, au centre la petite île de Bagaud, à droite l'île de Porquerolles et le cap Bénat.

Nous continuons jusqu'au Lavandou et faisons halte sur le port pour la pause café ...


.Pause café sur le port du Lavandou

Pause café bien sympatique sur le port du Lavandou. Les lunettes de soleil sont de rigueur !

... voire plus, la route ça creuse !

bon appétit !

Bon appétit !

A nouveau sur la route, nous quittons le bord de Mer à Bormes Les Mimosas pour franchir les Maures en suivant la D41. Nous passons le col de Caguo Ven (237 m), puis le col de Gratteloup (199 m) où nous croisons la N98 qui traverse le forêt du Dom et grimpons le col de Babaou. La route est neuve mais toujours aussi étroite et fort empruntée par les cyclistes !
Quel plaisir tous ces virages ...


Vue du Col de Babaou

En haut du col de Babaou (414m), la vue domine la forêt des Maures jusqu'à Hyères.

Nous roulons à travers une forêt de châtaigniers, de chènes lièges et d'arbousiers et 7 km plus loin nous prenons la D14 (qui traverse les Maures d'est en ouest) avant d'arriver bientôt au petit village de Collobrières.

Collobrières est un village de 1600 âmes. Les premières traces de vie datent de l'époque pré-romaine. Immergé dans la forêt des Maures, le village a toujours vécu des ressources de celle-ci : pâturages, élevage, exploitation du bois. C'est un enfant du pays, Aumeran qui alla chercher en Espagne le secret de la transformation du liège en bouchon. En 1850, Collobrières comptait 17 bouchonneries, 3 scieries et plusieurs mines de plomb, cuivre, fer. Les maisons de maître qui longent la rue principale racontent l'histoire de ces industries jadis florissantes et contrastent étonnament avec les maisons médiévales du vieux village.
(Source : office du tourisme)

Nous nous garons sur le parking qui borde la rivière "le Réal Collobrier", ...


Restaurant au bord de la rivière

Ce pont qui enjambe le Réal Collobrier n'est autre que la terrasse du restaurant.

... devant le restaurant où nous sommes attendus pour le déjeuner. Le menu est copieux et d'excellente qualité : Charcuterie, salades, omelette aux cèpes, canard aux marrons, crème de marrons. Certains ne manquent pas d'en redemander ;-)

 

Déjeuner au "Restaurant des Maures", bonne ambiance, repas excellent et copieux.



Aperçu du menu.


habitants de la rivière

Les habitants du Réal Collobrier... directement du producteur au consommateur ? :-)

Après le repas, quelques pas dans le village, ...

rues du village

... ou, pour les gourmands, près de la fabrique de marrons glacés ! ...

fabrique de marrons glacés

Quelques faux frais en perspective ! Mais la glace aux marrons est vraiment trop délicieuse.


musée de la fabrique de marrons glacés

En face, le musée de la fabrique "50 ans d'histoire du marron de Collobrières".

... alors que d'autres discutent moto.



Henri et sa dernière acquisition : une belle Honda CX500C de 1980 aux chromes étincellants,
entièrement rénovée par ses soins. 24 ans et seulement 22000 Km.


C'est l'heure de partir. En selle, direction la Charteuse de la Verne par la D14 puis la D214, avant 900 m de mauvais chemin de terre boueux plus ou moins empierré qui mène au monastère.


Tout terrain

Aucun problème avec ce genre de moto ! Mais non, c'est pour rire, sur cette photo c'était moi il y a quelques années ...


Chemin boueux

Les Motards du Var ont plutôt ces motos là ...


Chemin boueux 2

Tout le monde est passé sans encombre.

Nous voilà finalement arrivés devant l'imposante façade arrière de l'édifice ....

façade arrière du monastère

... où nous garons proprement les motos.

Monastère parking


Le monastère de la Verne, ou Chartreuse de la Verne, fut fondée en 1170 sur l'emplacement d'un ancien prieuré qui portait déjà le nom de Notre Dame de la Verne.
Son architecture est conçue pour favoriser la vie de prière, dans la solitude et le silence, des moines charteux
du 12è au 18è siècle. Depuis 1984 y résident les moniales de Bethléem de l'Assomption de la Vierge et de Saint-Bruno.
Bâtie sur un éperon rocheux d'orientation nord/sud, elle prend la forme d'un rectangle (155 m x 85 m) le long de la crête. Un rempart, présentant une tour aux deux angles sud du quadrilataire, protégeait les bâtiments et leurs habitants. Aujourd'hui, la tour sud ouest a été entièrement reconstruite, et c'est par là que commencent les visites.

Pour plus de précisions, visitez le site de La Chartreuse de la Verne.


porte d'entrée

Aucune fenêtre de ce côté, mais un grand portail d'entrée en pierre de serpentine (schiste vert des Maures), encadré de colonnes Renaissance et coiffé d'un fronton ionique.


paysage

A l'extrémité du mur d'enceinte déchiré par le temps, la forêt des Maures se détache.




La petite porte de la tour sud-ouest. Les Motards du Var sont encore passés par là ;-)


En avant pour la visite !
(cliquez sur une image pour l'agrandir, puis sur le bouton "précedente" ou "retour" de votre navigateur pour revenir à cette page)


 
 

Le hall d'entrée. Exposition de l'artisanat des moniales qui vivent de ce travail.
Deuxième salle où les statues d'art sacré ont vivement interessé les Motards du Var. Belle charpente, entièrement refaite. Vue aérienne des bâtiments en 1997. L'église romane était encore en ruines.



La boulangerie, avec son énorme four à pain.
Escalier en pierre de la tour. Il mène à la chapelle.
Couloir de la chapelle.
Le même dans l'autre sens.



La chapelle, lieu de prière. Vue du perron de l'huilerie. Des moyens modernes pour une restauration authentique.
Les remparts.
Les bâtiments vus depuis la restanque le long des remparts.




Le bas des remparts.
Pignon de l'église en restauration.  L'encadrement des portes et des fenêtres est en serpentine.
Une cellule de moine, entièrement restaurée.
A l'intérieur de la cellule, quatre pièces. Ici la partie atelier.




Le "cubiculum", avec le  lit en alcôve et la stalle de prière.
Au milieu, le poteau central sur lequel repose la charpente.
Du haut des remparts, l'église romane du 12è siècle en pleine restauration.
Le petit cloître, avec ses arcades en serpentine.




Détail des arcades en serpentine.
Reconstruction de la voûte de l'église du 12è siècle. Quel échafaudage !
Vu d'en dessous, l'échafaudage est encore plus impressionnant.
Une fois les pierres appareillées en place, l'échafaudage est retiré.




L'église construite au 17è siècle, après l'éffondrement de la précédente.
L'huilerie. "Marre", pressoir et cheminée.
Le cellier du 17è siècle, reconstruit à l'ancienne en 1991.



Après la visite, nous reprenons la D14 direction Grimaud, la D44 passant par le Plan de la Tour, puis la D25 pour Le Muy et Fréjus, où le groupe se sépare après une journée bien remplie.


Encore une journée magnifique, cette sortie du dimanche 7 mars. Vivement la prochaine !



Jean-Marc


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