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4 avril 2004   :   Vallée de la Rourre - Ilonse



Encore une belle journée qui se prépare pour notre troisième sortie !

Groupe au départ

Regroupement matinal à Fréjus.

Un total de 28 personnes, 17 motos réparties en deux groupes de 7 et 10.
Pour cette sortie nous avons eu droit à la participation de nos amis venus de Thionville en Moselle
(en 2ème et 3ème position à partie de la gauche sur la photo ci-dessus). Le web, ça crée des liens !

Départ de Fréjus, nous prenons la route pour Bagnols en Forêt où nous rejoignons le reste du groupe.



Groupe au complet à Bagnols en forêt

Bagnols en Forêt. Le groupe au complet, prêt pour la balade.


Les deux groupes sont formés et nous partons pour Callian par la D4 puis la D56 qui traverse la forêt.
Nous prenons ensuite l'étroite D96 qui serpente dans les gorges de la Siagne et arrivons au village de Saint-Cézaire.




Les Gorges de la Siagne vues de Saint-Cézaire. Mais oui,  il y a bien une route là dessous !


Nous suivons la D5 qui monte au Col de la Lèque (695 m) puis redescend jusqu'à Saint-Vallier de Thiey où nous faisons halte pour la pause café.





A Saint-Vallier, la pause café est la bienvenue après tant des virages.



Joli chapeau, Henri :-)


Et c'est reparti ! Toujours sur la D5, nous montons le Col de Ferrier (1039 m), puis le Col de la Sine (avec un seul N) (1080 m),  passons le pont du Loup où la route oblique vers Thorenc. Nous arrivons sur la D2 qui sillonne la vallée de la Roure, dans de magnifiques paysages de montagne verdoyants.
A Malamaire, nous prenons la direction de la Foux puis Saint-Auban.





Le village de Saint-Auban (269 habitants), adossé à la montagne.


Après le village, la route traverse la clue de Saint-Auban. Nous nous arrêtons face à la grotte Notre Dame de la Clue, pour admirer les falaises et les à-pics impressionnants creusés par la rivière Esteron.

La montagne taillée par l'Esteron.
Que c'est haut !
Les falaises se détachant sur un ciel d'azur.
Au milieu de la clue, une grotte oratoire où une procession religieuse a lieu au mois de septembre.


Nous poursuivons notre route sur la D2211  jusqu'à Briançonnet, puis sur la D2211A en passant par Collongues et La Penne, où nous nous arrêtons à nouveau, au milieu de ce paysage de montagne à peine sorti de l'hiver mais déjà si verdoyant.



Le village de La Penne (164 habitants, alt. 850 m). A droite, la chapelle du 11ème siècle.



Du même endroit, vue sur le Val de Chanan et ses vertes prairies. Il ne manque plus que quelques moutons.


Les kilomètres ça creuse ! Nous repartons pour franchir le col de Saint-Raphaël (alt. 876 m) et ses innombrables lacets qui descendent sur la petite ville de Puget-Théniers (1624 habitants, alt. 415 m).



La route du col de Saint-Raphaël se termine par un pont métallique qui traverse le Var, et par un passage à niveau sur la voie ferrée Nice - Digne.


A la sortie de la ville, nous sommes attendus pour le déjeuner au restaurant "Les Acacias".



Chacun gare sa monture sur le parking du restaurant ...



... visiblement conseillé par les meilleurs guides ;-)

Le menu est aussi original que délicieux : assortiment d'entrées, lapin aux légumes et raviolis, dessert glacé. Un heureux mélange de cuisine Provençale et Italienne.



Déjeuner en terrasse à l'Auberge des Acacias, soleil et température idéale.



Aperçu du menu...

   

... et des convives.


Nous avons droit au passage du petit train Nice-Digne. Sur cette ligne circule le fameux train des Pignes, avec sa locomotive à vapeur de 1909. Une autre sortie touristique en perspective...



Le petit train Nice - Digne des Chemins de Fer de Provence.


Le repas terminé, en selle ! Après 8 km sur la N202, nous prenons à gauche la D28 et attaquons les Gorges inférieures du Cians pour 7 km. Changement de direction, nous prenons la petite D428 qui nous mène à Pierlas.



Vu du pont, le Cians taille son lit dans ce massif de schistes rouges.


Un  peu plus loin, le Pierlas serpente entre les strates de roches soulevées par la poussée tectonique. Au dessus, la route fait de même ...



... avant de grimper presque à verticale. Amateurs d'épingles, bienvenus !



Un coup d'oeil en arrière ...



... et nous voilà devant le village de Pierlas.


Pierlas, ancien fief des Grimaldi de Beuil a été construit au 12ème siècle sur un emplacement escarpé, comme beaucoup de villages à l'époque, afin de protéger ses habitants des attaques courantes au Moyen-Age.
Aujourd'hui, c'est un tout petit village de 84 habitants, perché à 980 m d'altitude, isolé en pleine montagne. Ceux qui recherchent le calme et la solitude seront ravis.
La route jusqu'à Pierlas est étroite, sinueuse et parsemée de nombreuses pierres suite aux éboulements qui suivent la fonte des neiges. Apparemment ce n'est qu'un début, la suite s'annonce beaucoup plus délicate !

Nous nous accordons quelques minutes de répit avant la montée ...



C'est reparti pour l'ascension du col.

... et nous démarrons pour grimper le Col de la Sinne (avec 2 N celui là). La route est encore plus étroite (si, si, c'est possible) et plutôt hostile au passage des motos (gravillons, éboulements, épingles très très serrées). En fait il ne faut pas se plaindre vu qu'il y a 2 ans ce n'était encore qu'une piste en terre !



Allez, encore un effort !

Quelques minutes plus tard et avant d'arriver au col, un coup d'oeil sur ces montagnes que nous venons de gravir ...



En bas le village de Pierlas.

 

Enfin arrivés en haut du col ! Autrefois, c'était un carrefour important entre les villages de Lieuche, Ilonse et Beuil. Aujourd'hui, ces chemins sont parcourus par les randonneurs pédestres.



Evidemment, c'est une fois en haut que l'on nous prévient ! ;-)

... et nous voilà enfin en haut.  Chacun peut admirer tranquillement le panorama, tout en discutant aussi bien du paysage que de la façon dont il a apprécié la route qui y mène. Il faut dire qu'avec de grosses motos routières, certains ont eu des sueurs froides !




Le groupe 1 est en place.



Bientôt rejoint par le deuxième. Tout le monde est là, sain et sauf !



Dépaysement garanti pour nos amis Mosellans !


Mais devant les vues qui s'offrent à nos yeux, ça en valait vraiment la peine.



Côté Ouest, les sommets où la neige se fait rare, ainsi qu'une étendue propice aux picnics.



Côté Est, vue vers la vallée de la Tinée...



... avec au loin, sur la 3ème crête, le sanctuaire de la Madone d'Utelle (au centre de l'image, merci le zoom).

Après cette pause bien méritée, nous descendons de l'autre côté du col, vers le village d'Ilonse. La route offre des panoramas superbes.



Vue sur le village d'Ilonse. En bas, la vallée de la Tinée.


Ilonse, 78 habitants, est un village médiéval aux façades de pierre et aux ruelles pavées de nuances de roses,
perché à 1250 m sur un piton rocheux qui domine la Tinée de quelque 800 m.
Depuis l'antiquité, ce site constitue une place forte, les Romains y voyaient un emplacement stratégique.
Au début du 11ème siècle, c'est le Fief de Rostaing d’Ilonse, de la famille des barons de Beuil.
On raconte que les villageois, lassés de laisser leurs "pucelles" au seigneur local qui exerçait un droit de cuissage sévère, profitèrent de l'une de ses absences pour attaquer son château, violer sa dame et, enfin, raser le château dont les pierres servirent par la suite à la construction de leurs maisons. Le seigneur ne revint jamais au village, allez savoir pourquoi ...





Zoom avant sur le village.



Venus de là ...



... nous débouchons face au village.



Parking serré de rigueur, la place est rare.


C'est parti pour une promenade dans le village !
(cliquez sur une image pour l'agrandir, puis sur le bouton "précedente" ou "retour" de votre navigateur pour revenir à cette page)



 
La rue principale.
La chapelle baroque de Saint-Grat. Passage couvert médiéval à arcades, parallèle à la rue. Dans le passage. Sur la gauche les portes des caves
   
La place du village, avec son auberge, son cadran solaire... ... et sa terrasse panoramique.
Une autre rue, en escaliers.
Toujours plus étroit. A droite, l'enseigne d'une auberge.
La Mairie. L'église St-Michel du 13ème siècle, bâtie au dessus des remparts de la même époque.
Ça grimpe dur... allez encore un effort !
Arrivé au point culminant, le chemin domine l'à-pic.
 
Une photo du groupe devant la table d'orientation.
Allez, encore une !
Tiens, un retardataire ;-)
La table d'orientation. Que de sommets !



Tout  en haut, c'est le ravissement devant un tel spectacle !



Depuis la table d'orientation, panorama à 360 degrés. (Faites défiler sur la droite pour tout voir !).


Les yeux remplis d'images, nous redescendons vers nos montures, non sans avoir jeté un dernier regard sur la beauté des constructions et les merveilles de la nature.



L'église, campée sur ses remparts.



Venue du printemps et départ de l'hiver... l'éveil de la nature.



Après cette visite nous continuons la descente par la D59 pleine de gravillons (on a l'habitude), qui nous mène jusqu'à la vallée de la Tinée.



La D59, ses lacets et ses gravillons.



Le long de la Tinée, la N2205... oh le beau bitume !



Nous descendons alors jusqu'à l'autoroute, où tout le monde se regroupe avant de rentrer tranquillement sur Fréjus.



Regroupement après le péage.


Une sortie mémorable, ce dimanche 4 avril. On était prévenus pour la route, mais une fois en haut, quelle récompense !


Jean-Marc



Sources : carte Michelin 245, www.provenceweb.fr, www.cote.azur.fr

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