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VOYAGE EN PYRENEES ORIENTALES
DU SAMEDI 27 MAI AU DIMANCHE 4 JUIN 2006

lundi 29 mai 2006  :  troisième jour


C'est le matin, un bon petit déjeuner puis nous chargeons nos bagages. Ce soir nous serons à Yravals.
Mais en attendant, notre premier but est le château de Peyrepertuse.

   

Une toute petite heure après notre départ nous y arrivons. Le château de Peyrepertuse se dresse sur une crête calcaire à près de 800 m d'altitude, au-dessus de la garrigue et des vignes. On y accède en voiture jusqu'à la billeterie puis un sentier ombragé mène jusqu'au château. Il faut quand même vous dire que la montée est rude !



La première mention du château date de 1070, à une époque où le Pérapertusès était dans la mouvance des comtes catalans de Besalù. Passé ensuite dans le domaine des comtes de Barcelone (1111), le château devient un fief de la vicomté de Narbonne. Au cours de la croisade contre les Albigeois, Guillaume de Peyrepertuse, ne voulant pas faire sa soumission, est excommunié en 1224. Après l'échec du siège de Carcassonne, Guillaume se soumet et le château devient possession française en novembre 1240. Deux années plus tard, Saint Louis ordonne la réalisation de l'escalier qui porte son nom aujourd'hui. Dans les années 1250-1251, le donjon Sant-Jordi est en cours de construction, on réaménage aussi le Donjon Vieux et l'église Sainte-Marie qui existait antérieurement.
Avec le traité de Corbeil (1258), Peyrepertuse devient l'une des forteresses royales françaises avancées sur la frontière du royaume d'Aragon. Et, en 1285, le château sert de résidence forcée à des notables de Perpignan, lors de la guerre de Philippe le Hardi contre les Catalans. En 1355, il est remis en état de défense, et en 1367-1368, Charles V, roi de France, autorise Henri de Transtamare, prétendant au trône de Castille, à se réfugier dans le château après la defaite de Navaretle. L'année 1542 voit Peyrepertuse sur pied de guerre. Jean de Graves, seigneur de Sérignan, s'empare du château au nom de la Réforme, il est pris et exécuté avec quatre compliœs. Déclassé comme place frontière par le traité des Pyrénées (1659), il perd son intérêt stratégique. Peyrepertuse est alors occupé par une faible garnison de «mortes-payes» commandée par un officier subalterne, tout en conservant un gouverneur nominal. Il est abandonné aux premières années de la Révolution et vendu comme Bien National en 1820. En 1950 commencent les premières campagnes de consolidation du monument.

   

Pour répondre à la question, non, ça n'est pas goudronné ! Et on y va à pieds !



     

Le château de Peyrepertuse se compose de trois parties: l'enœinte basse et son donjon, l'enceinte médiane et le donjon Sant-Jordi. L'enceinte basse, de forme triangulaire, est protégée du côté Nord par une muraille de 120 m de long, flanquée de deux tours de plan semi-circulaire, ouvertes à la gorge, Qui a gardé son chemin de ronde formé de larges dalles reposant sur des corbeaux. Le mur Nord se termine par un éperon ou tour triangulaire. Le côté Sud, défendu par l'à-pic de la falaise, est également protégé par le retour de la courtine où l'on peut voir des latrines. Les vestiges d'une construction de plan irrégulier dominent les ruines d'un logement plus tardif. Langle Nord-Ouest abrite la porte d'entrée.

   

Le donjon vieux est formé de l'église Sainte-Marie et d'un logis. Léglise est un édifice roman dont l'abside est voOtée en cul-de-four. La nef, divisée en deux par un mur tardif, était couverte d'unevoOte en berceau brisé. Le logis, constitué de deux pièces voûtées superposées, se termine par une tour semi-circulaire. Quatre citernes alimentaient le château, l'une dans l'église; l'autre dans le logis. les deux dernières à Sant-Jordi.
L'enceinte médiane est construite sur un plateau incliné vers le Nord. Des ruines de bâtiments sont visibles dont celles d'une importante construction polygonale aux murs défendus par des archères.

 

   

 

Il fait un temps magnifique, on côtoie l'histoire et la beauté.

 

En reprenant la route nous aurons la vision du château de Queribus puis nous filerons vers les Gorges de Galamus.

     

Les Gorges de Galamus orientées Nord/sud s'étendent sur 2 km, à cheval sur les départements de l'Aude et des Pyrénées Orientales,  sur les communes de Cubières et Saint Paul de Fenouillet.
La partie la plus profonde et le site classé de l'ermitage se situent sur Saint de Paul de Fenouillet.



Nous roulerons ensuite en direction du Col de Roc Jalère où nous pique-niquerons auprès de "monuments" curieux... autant qu'impressionnnants.

 

Nous poursuivrons notre route vers Villefranche de Conflent, une cité moyen-âgeuse, revisitée pour sa fortification par Vauban, que nous allons visiter. Cette ville est située à 50 Km de Perpignan et à 10 Km de Prades. Nous nous rapprochons de Montlouis et de Font Romeu, nous sommes au pied des Pyrénées.

 

Un ensemble unique et exceptionnellement conservé de fortifications du Moyen-Âge à Vauban.
Construits dès la fin du XIe siècle à l’initiative du Comte Guillaume-Raymond de Cerdagne, les remparts de Villefranche-de-Conflent ont gardé leur tracé original et l’essentiel de leurs courtines médiévales, renforcées au XIIIème siècle. Vauban y ajoutera six bastions destinés à recevoir de l’artillerie. L’itinéraire de visite emprunte successivement la gaine de circulation, dans l’épaisseur de la muraille et le chemin de ronde, abrité sous une couverture en lloses schisteuses.

   

Encore un excellent moment dédié à la visite...



Le fort Liberia pour assurer, selon Vauban, la défense de la ville...

 

Montlouis que nous traverserons sans nous arrêter est également une ville fortifiée par Vauban. Les Pyrénées "s'approchent" !

 

Bien sûr, près de Font Romeu, nous ne manquerons pas d'apercevoir le fameux four solaire d'Odeillo. Beaucoup plus grand que le four de Mont-Louis (une vingtaine de mètres de haut) qui, lui, est mobile,  il est fixe et tourne le dos au soleil. Face à lui, de nombreux miroirs plans s'orientent automatiquement grâce à des diodes et suivent la course du soleil. La lumière est alors réfléchie vers le grand miroir parabolique, qui à son tour réfléchit ces rayons (qui lui arrivent parallèlement) vers le foyer, situé à une hauteur de quelques dizaines de mètres au-dessus du sol. C'est dans ce foyer qu'ont lieu les recherches entreprises par le C.N.R.S.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le four solaire ne produit pas d'électricité, mais sert uniquement à la recherche sur la fission et la résistance des matériaux. En particulier, c'est là qu'a été testé le revêtement de la navette spatiale, qui affronte des températures de cet ordre lorsqu'elle rentre dans l'atmosphère.



Mais continuons notre route, nous sommes attendus au village de vacances d'Yravals à Latour de Carol.

   

Voici l'adorable petite chapelle du XIIème siècle, nous arrivons à Yravals. Nous serons logés dans d'excellentes conditions, les couples en particulier qui profiteront d'une réhabilitation des bungalows avec des chambres faites comme ça :

   

De très grandes et belles chambres, une salle de douche de belle qualité, voilà où nous habiterons durant les jours qui viennent.

   

Les locaux sont spacieux, élégants, l'on a vite trouvé notre place. Reçus par un pot d'honneur par le Directeur des lieux notre séjour commence bien.

Un bon dîner, un brin de causette les uns avec les autres et nous ne sommes pas mécontents de profiter de nos chambres...
Demain est un autre jour !



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